Événements majeurs été 2016


 

Un administrateur caennais élu au conseil d’administration national

                                                                                                                   

                         

 

Carnetprésident

 

Lors de l’assemblée générale qui s’est déroulée à La Rochelle en juin dernier, notre président départemental  Michel Cours-Mach  a été élu au conseil d’administration national.

Création de la Médaille nationale de reconnaissance aux victimes du terrorisme

 

 

                       

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Une nouvelle décoration, la Médaille nationale de reconnaissance aux victimes du terrorisme, est créée par décret du 12 juillet 2016 publié le 13 juillet au Journal officiel.

 

Cette décoration est destinée à manifester l’hommage de la Nation aux victimes d’actes terroristes. Elle sera décernée :

1°) aux Français tués, blessés ou séquestrés lors d’actes terroristes commis sur le territoire national ou à l’étranger ;

2°) aux étrangers tués, blessés ou séquestrés lors d’actes terroristes commis sur le territoire national, ou à l’étranger contre les intérêts de la République française.

La Médaille nationale de reconnaissance aux victimes du terrorisme sera attribuée par décret du président de la République et figurera au 5ème rang protocolaire après l’ordre de la Légion d’honneur, l’ordre de la Libération, la Médaille militaire et l’Ordre national du mérite. Elle sera décernée de manière rétroactive à compter du 1er janvier 2006.

Pour chaque personne concernée, le Premier ministre adressera au grand chancelier de la Légion d’honneur un mémoire pour avis du conseil de l’ordre de la Légion d’honneur. Ce mémoire comprendra notamment l’accord des personnes concernées ou de leur famille.

Pour les personnes tuées, le grand chancelier adressera directement son avis au Premier ministre.

L’administration de la Médaille nationale de reconnaissance aux victimes du terrorisme sera confiée à la grande chancellerie de la Légion d’honneur.

L’insigne de la Médaille nationale de reconnaissance aux victimes du terrorisme est une fleur à cinq pétales blancs rappelant la couleur du ruban, intercalés d’olivier symbolisant la paix.  Au centre de l’avers, sur une médaille couleur argent bordée de bleu, figurent l’inscription « République française » et la statue de la République érigée sur la place éponyme, à Paris.  Au revers, apparaissent la devise « Liberté – Egalité – Fraternité » ainsi que deux drapeaux français croisés.  

Le Général Puga, Grand’Croix de la Légion d’Honneur, est nommé Grand Chancelier de la Légion d’Honneur, à compter du 1er septembre 2016 (décret du 23 août 2016)

 

BPUG

 

GrandCroix

Le général d’armée Benoît Puga, 63 ans, ancien chef d’état-major particulier du Président de la république a été nommé en Conseil des ministres grand chancelier de la Légion d’honneur.
Il remplacera le 1er septembre 2016 le général d’armée Jean-Louis Georgelin, 67 ans, ancien chef d’état-major des armées, qui avait été nommé grand chancelier en juin 2010.

Commandeur de la Légion d’honneur depuis 2003, le général d’armée Benoît Puga, qui a quitté le 6 juillet son poste de CEMP, avait été élevé à la dignité de grand officier de la Légion d’honneur début juillet, puis à celle de grand‘croix début août.

Le grand chancelier de la Légion d’honneur est un haut dignitaire de la République française. Il est choisi par le président de la République parmi les grand’croix de la Légion d’honneur, il est  nommé à la tête de l’institution pour un mandat de six ans renouvelable. Il occupe le 17ème rang dans l’ordre protocolaire.

La grande chancellerie de la Légion d’honneur est chargée de l’administration et de la gestion des ordres nationaux de la Légion d’honneur et du Mérite ainsi que de celles de la Médaille militaire et de médaille nationale de reconnaissance aux victimes du terrorisme, créée le 12 juillet 2016.

Un mémorial des Civils dans la guerre inauguré le 8 mai 2016

 

 

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«  Le Mémorial de Falaise raconte le quotidien des populations civiles »

 

Quel est le quotidien des populations en temps de guerre ? comment vivre sous l’occupation, les bombardements, l’exode ? comment s’organiser au quotidien quand les denrées sont rationnées ? qu’enseignent les instituteurs aux enfants dès lors que la devise « Liberté, Egalité, Fraternité » a été remplacée par « Travail, Famille, Patrie » ? par quels moyens échapper au travail obligatoire ou rejoindre la Résistance ? comment supporter les mille et une vexations, les confiscations arbitraires, la répression ? Quels étaient les rapports des civils avec l’armée d’occupation, avec l’administration pétainiste, puis, après le Débarquement, avec les armées alliées ? Autant de questions qui foisonnent sur la vie des civils en temps de guerre. 

 

Un lieu de mémoire   unique au monde !

Alors que la Seconde Guerre mondiale est en phase de passer de la mémoire à l’Histoire, les réponses à ces questions, et à d’autres aussi, sont au Mémorial des Civils dans la Guerre qui a ouvert ses portes à Falaise le 8 mai dernier. Jamais encore un musée dans son ensemble n’a choisi de traiter du sort des civils en période de conflit armé. Durant cette guerre, ceux ou celles qui payèrent le plus lourd tribut ont été les populations civiles, soumises tour à tour à l’exode puis à la présence des armées d’occupation, au rationnement et aux confiscations, au travail forcé, à la répression, voire à la déportation, atteintes jusque dans leur chair par les combats et les destructions… Ce thème est parfois évoqué dans les musées consacrés à la guerre, mais l’essentiel de la muséographie est dédié aux héros combattants : les militaires et les résistants. Pourtant, les militaires, s’ils sont les acteurs les plus visibles des conflits armés, n’en sont pas les premières victimes. La postérité retient surtout le point de vue des militaires : le sort des civils passe à l’arrière-plan. Les civils en temps de guerre, c’est une histoire tue, méconnue, à laquelle personne ne s’est vraiment intéressé depuis 70 ans.

 

La Bataille de Normandie

La cité natale de Guillaume le Conquérant a toute légitimité pour relater cette face de l’Histoire : elle figure parmi les villes normandes très durement éprouvées par les bombardements de l’été 1944 : dans les décombres fumants de Falaise détruite à 80%, morts et blessés se comptent alors par centaines. Son nom reste également attaché à l’épisode militaire décisif d’août 1944 qui voit les troupes allemandes prises en étau dans la fameuse poche de Falaise-Chambois. Cette opération met un terme à la Bataille de Normandie qui, pendant les cent jours qui suivirent le Débarquement allié, opposa deux millions de soldats au milieu desquels tentaient de survivre un million de civils. Pendant ces trois mois interminables, pas moins de 150 000 Normands furent contraints de quitter leurs habitations à cause des combats et on estime que près de 20 000 d’entre eux y ont trouvé la mort.

 

En ouvrant au public ce lieu de mémoire unique au monde, le Pays de Falaise entend redonner aux populations civiles prises dans le tourment des conflits, la place qui leur est due.

 

 

                     

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Président(e) de la section

Dr Michel COURS-MACH